La retraite et PER assurance - pour les jeunes actifs - Pourquoi penser retraite et un PER quand on est jeune ?

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Publié le: 13-02-2025

Financement des retraites et pyramide des âges / démographie

Le financement du système de retraite français repose sur la répartition, avec depuis quelques années une petite dose de capitalisation. Ce système mis en place il y a quelques décennies fonctionnait bien car il y avait bien plus de population active et beaucoup de retraités, décédant jeunes avec des pensions modiques ou inexistantes à l'époque. Le filet social n'était pas aussi développé quoi que l'on pense de notre dispositif actuel.

Ce système fonctionne plus ou moins bien actuellement selon la vision que l'on en a : d'aucuns acceptant la réforme des retraites, les autres la contestant. Mais aucun d'entre nous dans le fond ne remet en cause son principe à court terme. Et pourtant !

Quand on examine les dernières publications janvier 2025 de l'INSEE sur la démographie française, on trouve la pyramide des âges :
 


A plus court terme, cette pyramide illustre la croissance du poids des classes âgées dans la population (comparaison avec les données de 2004) et donc la charge plus élevée du système des retraites par répartition en rapport avec la population active.


Rien de stressant à priori, mais si à plus long terme. Il faut regarder la base de cette pyramide, qui n'en est plus une et s'apercevoir qu'il y a de moins en moins de naissances à deux périodes.


 


et :


 

La pyramide des âges au cours des décennies passés


Voici la pyramide de la population française vue en 1954 :

et la même avant le passage des guerres modernes :

 
Source : FranceTV

 

Avec ce type de répartition des populations, un système par répartition est viable et finançable : les générations âgées sont peu nombreuses et les générations les plus jeunes toujours plus nombreuses. ca marche très bien !

Une version plus récente de cette pyramide est donnée par l'INED, pour l'année 2010 :
 


Source : INED, Pyramides des âges de la France et de l’Union Européenne en 2010 - Institut national d’études démographiques


La France reste relativement bien située encore du fait de son taux de natalité, mais celui-ci continue de fortement chuter, réduisant ainsi le renouvellement des générations avec des conséquences pour le futur des régimes de répartition.


Et pour illustrer la difficulté des prévisions, voici une projection figurant sur le site Gérard Villemin - pyramide des âges en France 2013, d'après des données INED, publiée par Science et Vie de janvier 2017 (N° 1192) comparant des données de 1980, 2013 et une projection 2070 établie en 2017 ne tenant pas compte de la chute de la natalité constatée.

 

Cette prévision faite en 2013 illustre la difficulté à prévoir le futur. On y voit une base bien régulière, alors que notre dernière pyramide fournie par l'INSEE année 2023 montre une nette réduction à la base (baisse importante de la natalité) et elle ne tient pas compte évidemment de l'effet du COVID.

 

Quel impact avec les retraites ?

Tout simplement parce que les retraités du haut de la pyramide, simplifions, personnes au-dessus de 65 ans, sont payés par les personnes ayant entre 20 et 65 ans, simplifions là-aussi car impact du taux d'emploi et démarrage tardif de la vie professionnelle lié aux études plus longues et des retraités plus jeunes. Dans quelques années, notre système de répartition devra payer les retraites des âges 65 à 100 ans avec les cotisations des générations âgées de 20 à 65 ans. Comme on le remarque sur la pyramide 2024, il y a une nette diminution des populations aux alentours des âges : 45 ans, 28 ans et une baisse drastique de la natalité depuis 15 ans. Cela signifie que quoi qu'il arrive, notre système sera financé par de moins en moins d'actifs pour une population retraitée qui devrait rester constante en nombre pendant quelques années - générations du babyboom et des années 1960, avec une espérance de vie stationnaire à légèrement croissante - et surtout de plus en plus importante en rapport à la population.

On ne pourra plus, sur cette observation, continuer le financement d'un système de répartition sur les mêmes bases, soit on réduira le taux des pensions, soit on augmentera le taux de cotisation des actifs. Très certainement un mélange des deux pendant quelques temps. Puis on sera de nouveau confronté aux tendances longues de la démographie (en supposant qu'il n'y a pas de flux extérieur, ni un renversement de la natalité avec un retour à des jeunes générations plus nombreuses, venant modifier la répartition des âges, et donc du financement). Il arrivera un moment où le taux de contribution demandé aux actifs deviendra plus important et on se reposera des questions sur le financement des retraites.


Si on exclut une source de financement externe, par exemple par un prélèvement de richesse au moment des successions ("relativement indolore" au sens où n'impose pas les revenus des actifs, même si l'impact sur le patrimoine successoral ne sera pas négligeable et pas forcément accepté), une augmentation des emprunts d’Etat ou des impositions d'entreprises (imposer le service public n'a pas de sens : c'est soit imposer les particuliers, les entreprises ou réduire les masses de rémunération publiques ou le volume des services publics), on sera obligé de revoir la façon dont on finance les retraites, avec très peut-être un système à trois piliers :

  1. Impôt : au moment de la succession par exemple, ou sur la part active de la population (revenus et impôts société), alimentant soit les retraites immédiatement (la pire des méthodes car ce serait de nouveau une répartition mais via l'impôt au lieu d'être sur les salaires), soit un fond souverain (meilleure méthode car ce fond peut générer des produits et donc croître pour le moment où on aura besoin de puiser dedans). Ou bien l'Etat choisit de réduire son coût de fonctionnement
  2. Poursuite d'un système de répartition : les actifs payent les retraites sur leur revenu courant, avec sans doute des prélèvements supérieurs à aujourd'hui ou bien l’on réduit les pensions
  3. Augmentation de la part de capitalisation : les actifs versent des sommes que leur génération consommera à la retraite, que ce soit sous une forme individuelle (placement de type PER) ou alimentation d'un fond souverain (négligé par la France depuis des décennies du fait du choix de la répartition) qui paye ensuite des retraites à partir d'un pot collectif

Malgré ce système, il ne sera pas évident que les taux de réversion "pension de retraite"/"salaires vie active"  soient les mêmes qu'aujourd'hui ou que les âges de départ ne soient pas revus à la hausse ou qu'un système contributif soit demandé aux jeunes retraités, exemple : participation à des fonctions collectives. Réduire le montant des retraites est une façon de résoudre cette équation – par exemple :

  • Par réduction de toutes les retraites avec des taux dépendant de la tranche de retraite, 
  • Ou en ne garantissant qu'une retraite de base, partant du principe que les tranches plus favorisées de la population ont une épargne par ailleurs.

 

Bien qu'on l'ait exclu auparavant, cette situation de déséquilibre pourrait aussi être traitée par :

  1. Une politique familiale encourageant la natalité et les familles de 3 enfants et plus. Il faut aussi que les jeunes familles l’acceptent.
  2. Une politique favorisant les flux migratoires (situation vécue par la France à de nombreuses reprises depuis le début du 20ème siècle) mais cela semble peu probable, sans soulever d’autres questions complexes.

Comme on le voit, il n’existe pas de solution unique à cette situation mais des pistes diverses et des choix de sociétés, cependant la situation telle que nous la connaissons ne permettra pas à terme la stabilité de notre système actuel vu les déséquilibres démographiques déjà constatés (le rédacteur fait partie des tranches âgées de la population – 60 ans).

Quelles que soient les décisions prises par la représentation nationale et le gouvernement, il faut anticiper un déséquilibre du système de retraite aux alentours de 2045/2050 si on continue sur les bases actuelles. S’il est modifié, cela dépendra des choix et contraintes adoptés.

 

Les solutions de préparation de la retraite individuelle

En attendant, nous ne pouvons que recommander aux jeunes actifs de préparer dès maintenant leurs fonds de retraite en utilisant les systèmes de capitalisation, qu'ils soient :

  • PER, produit épargne retraite ou produits d'assurance-vie
  • Actifs mobiliers ou immobiliers ayant une valeur à long terme (biens, produits de placement, capitalisation, PEA, financiers, investissement dans une entreprise, être propriétaire de son domicile)

D'un point de vue gestion des risques, les produits d'assurance offrent des niveaux de sécurité élevés du fait des contraintes légales pesant sur les assureurs notamment en termes de placements autorisés et du contrôle de la solvabilité des assureurs.

Ce conseil de création d'un outil de placement pour la retraire s'adresse notamment aux jeunes générations, celles ayant entre 20 et 40 ans aujourd'hui, pour qui la retraite n'est pas forcément un objectif.  Mais qu’ils n’oublient pas qu’ils atteindront un jour 65 ans et plus et qu’ils voudront continuer à profiter de la vie. Ils doivent donc se donner les moyens de leurs futurs. Et pour cela, décider aujourd'hui des moyens à se donner, qui passeront par une action à titre privé associée à une action à titre nationale.

Initier cette démarche quand on jeune, c'est être certain de disposer d'un capital appréciable, via une épargne modérée qui sera amplifiée par les taux de placement sur très longue durée. Si pour viser un capital de 100 000 € (soit un complément de 5 000 € de pension annuelle environ) à l'âge de 65 ans, on démarre :

  • Démarrer à 40 ans, il faut verser 333 € mensuels sur 25 ans
  • Démarrer à 25 ans, il faut verser 208 € mensuels sur 40 ans


Si on tient compte d'un taux de rémunération sur le capital versé, sur ces mêmes périodes, ces montants d'épargne périodiques sont plus faibles. En supposant que les placements peuvent être plus risqués donc plus rémunérés quand on est jeune et deviennent à moindre rémunération en arrivant à 65 ans, selon le profil d'investissement :

  • Démarrer à 25 ans, placer pendant les 30 premières années à 3.50% puis 10 ans à 1.50% pour réduire les risques, il ne faut plus verser que 117 € mensuellement
  • Démarrer à 40 ans, placer pendant les 15 premières années à 3.50%, puis 10 ans à 1.50%, il ne faut plus que verser que 243 € mensuellement

 

Le PER

L’avantage du PER c'est que vous bénéficiez d'une réduction fiscale qui va s'imputer sur vos impôts si vous choisissez cette option, avec une fiscalisation qui sera supportée en sortie lors de la retraite mais sur un régime plus avantageux que pendant la période active, donc moins cher. Verser de l'argent sur un PER c'est ne pas réduire son train de vie en proportion de l'épargne réalisée (on dispose d'un train de vie équivalent, avec une épargne qui se constitue). Aujourd'hui, en 2025, tout le monde dispose d'un crédit minimal de déduction de 4 114 € qui vient réduire votre base d'imposition sur le revenu. 

Les produits d'épargne, s'ils sont bien pilotés et avec des frais contrôlés sont une très bonne solution pour prévoir votre retraite. Examinez avec nous un PER ou un produit d'assurance-vie pour garantir votre futur.