Changement climatique aux USA - Conséquences pour les assurances
Changement climatique aux USA
Un article récent du New-York Times décrit l'effet sur le terrain du réchauffement climatique qui a augmenté la fréquence et la gravité des sinistres d'origine naturelle dont notamment les conséquences des inondations, des cyclones, des tornades et des incendies de forêt (plus nombreux et sur une période sans cesse plus longue du fait de la hausse moyenne des températures hors étés).
Cet article indique que près de 2 000 000 de maisons ne sont plus assurées aux USA depuis 2018. Les assureurs ont résilié leurs garanties et les assurés ne trouvent plus de solutions, même à cout plus ou moins fortement alourdi, les garanties sont réduites (y compris pour des propriétaires ayant pris des dispositions de prévention et de protection adaptées). C'est une situation dont l'Etat Fédéral a pris récemment conscience au travers d'une enquête du Sénat US qui s'inquiète des conséquences économiques pour des villes ou de srégions : plus d'assurance => plus de prêts bancaires => plus de marché immobilier sauf à la baisse (on n'nvestit pas des centaines de milliers de dollars sans des garanties) => moins d'habitants => recettes fiscales et recettes liées à l'activité économique en baisse = > initial d'une spirale avec une sortie par une crise économique locale ou régionale.
Cette situation durera tant que l'Etat Fédéral et les divers états ne prennent pas des mesures plus ou moins drastiques pour maintenir l'assurabilité du marché US : taux par zones (états ou comtés) ; imposition faite aux assureurs de participer à tout le marché de l'assurance et pas seulement à des morceaux choisis ; mise en place d'un système de solvabilisation des garanties ; création de réègles construction plus strictes avec des mécanismes de contrôle. Si elles n'est pas traitée, le seul résultat sera de créer des zones immenses non-assurées à l'activité réduite au travers du territoire des US avec des modes de vie et des dispositions économiques conduisant à davantage d'inégalités et sans cesse plus éloignées des idéaux américains.
A ce mécanisme s'ajoute la faiblesse de certains états US qui ne contrôlent pas suffisamment les variations de prix de leurs assureurs et laissent passer des mouvements de hausse très disparates. Certains pouvant être justifiés par de mauvais résultats liés à des mutualités réduites et des absences de solidarité à plus grande échelle, certains étant liés à un opportunisme économique en l'absence de régulation non pas forte, mais au moins modérée.
Mise à jour du 10/1/2025 :
Au delà des drammes humains liés aux incendies de Los Angeles, "The Telegraph" dans son article "Hollywood mansions ‘uninsurable’ as Los Angeles wildfires leave $50bn trail of destruction" évoque les conséquences sur le marché de l'assurance californien, avec des pertes estimées entre 20 et 50 milliards de dollars. On constate des annonces d'assureurs indiquant la fin partielle ou totale de leurs activités en Calfornie du fait des pertes et d'une surexposition aux risques naturels liés à la sécheresse induite par le réchauffement climatique. Et ce quelques jours après que le Commissaire aux Assurances Calfornien ait annoncé une réforme du marché local qui est déjà par terre du fait de cet incendie et des retraits annoncés.
Il faut conserver en tête que le modèle américain repose sur des maisons en bois, des abords de maisons plus ou moins végétalisés. On augmente donc automatiquement la vulnérabilité des habitations en cas de sécheresse. Les USa pourraient déjà réduire cette vulnérabilité en changeant de méthodes constructives (pierre/maçonnerie contre le bois) comme l'ont fait les européens du fait des incendies du Moyen-Âge et des diverses proscriptions royales ; en révisant l'implantation des espèces végétales proches des maisons et en supprimant toutes les toitures de type shingle. Cela n'empêcherait pas les incendies mais réduirait très certainement leur étendue. Suite aux incendies d'Hawaï les grands quotidiens nationaux avaient voulu savoir pourquoi uen maison avait été laissée intouchée au milieu d'une ville détruite. Ses propriétaires avaient réduit la végétation et les dépôts autour et adopté une toiture de bonne qualité. Ca a marché. Tous les autres alentours n'avaient pas pris ces précautions.
Deux articles du New York Times sont disponibles :
Une carte mentionnée dans cet article sur les conséquences sur le coût moyen des assurances multirisques habitation ou MRH - variant de 300 US ù à + de 4 000 US $) :
Une carte mentionnée dans cet article sur les "non-renewal notices" (ou : résiliations faites par les assureurs sur les motifs climatiques ou de défaut d'entretien en regard de ce risque, variant de 0.5% à 25%)